Le lac des Cambelliès à Bouzigues

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Livre d'histoire

La mine de Cambelliès, ainsi que les autres mines de bauxite de la région, servaient à la fabrication de l’alumine (oxyde d’aluminium) par le procédé Bayer dans les usines de Gardanne, puis de l’aluminium dans les usines hydroélectriques des Alpes

Le minerai était acheminé par des wagonnets-téléphériques jusqu’à l’étang de Thau, où il était chargé sur des péniches et acheminé vers Sète ou vers le canal du Rhône à Sète

Ces wagonnets existaient encore dans les années 1960-70, ils traversaient au dessus de la route nationale allant vers Mèze, répandant leur poussière rouge sur la chaussée

Le minerai était aussi acheminé à travers l’étang de Thau vers les usines Lafarge de Balaruc où il servait à la fabrication de ciments spéciaux

C'est le chimiste Pierre Berthier (1782-1861) qui a découvert ce minerai en 1821 près des Baux de Provence, alors qu'il cherchait du minerai de fer, son nom est donc inspiré du village des Alpilles de "terre d'alumine des Baux" et renommé plus tard en Bauxite

Il faut deux tonnes et demie de bauxite pour faire une tonne d'alumine, il faut deux tonnes d'alumine pour faire une tonne d'aluminium, il faut donc à peu près cinq tonnes de bauxite pour faire une tonne d'aluminium

Par manque de rentabilité, dès le début des années 1970, les mines ferment et les trous laissés à l'abandon se remplissent naturellement d'eau, laissant des paysages (souvent envahis par la végétation) où l'émeraude de l'eau se mêle au rouge du minerai...
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Bouzigues logo

Berceau de la conchyliculture, Bouzigues est un coquet petit village typiquement méditerranéen qui vit principalement de l’élevage des huîtres et des moules, ainsi que du tourisme qui se développe et où les restaurateurs proposent leurs fameuses huîtres et moules crues ou cuisinées de multiples manières à déguster dans les établissements qui bordent l’étang

Mais en dehors de la carte postale, Bouzigues (et d'autres villages comme par exemple Villeveyrac) c'est aussi des mines de bauxite, dont subsistent quelques traces et quelques trous envahis par l'eau, comme c'est le cas du lac de Cambelliès, dont nous allons partir à la découverte...

Pour accéder au parking du départ de notre balade, nous prenons la 1ère sortie au rond-point d'entrée dans Bouzigues sur la D613 en venant de Gigean, puis nous parcourons environ 120 mètres sur une petite route goudronnée qui monte bien

Le parking, sur la droite de cette petite route, est suffisamment vaste pour accueillir plusieurs véhicules

Nous prenons la direction du château d'eau et passons la barrière métallique

Nous passons donc à droite de cette installation

Nous remarquons toutes sortes d'iris plantés sur le dessus du Château d'eau, c'est sympa !

Des iris, nous en verrons d'autres, comme par exemple cet iris à bulbe des Pyrénées

Ou cet iris nain jaune

Notre petite route monte et perd son revêtement goudronné par endroits

Nous sommes début avril, notre route est bordée de tout plein d'asphodèles, ces grandes fleurs blanches qui apparaissent dans nos garrigues au printemps et qui poussent mesurer jusqu'à un mètre

Fleur sacrée et fascinante, l'asphodèle était considérée comme protectrice des maisons et servait de talisman contre les sortilèges, les serpents et autres espèces venimeuses, elle était aussi plantée près des tombes afin que ses racines profondes et comestibles nourrissent les défuntes et défunts

En nous retournant, nous avons quelques belles vues sur l'étang de Thau et ses environs

Au bout d'environ 600 mètres (en fonction du lieu de stationnement de notre véhicule), nous arrivons vers le château d'eau

Notre petite route perd son bitume mais reste cependant très confortable

Nous marchons dans une agréable pinède

Au bout de 180 mètres, nous franchissons une barrière métallique

Juste à côté, nous remarquons des plants de bourrache

Notre chemin est agréable et confortable, nous le suivons fidèlement en ignorant ceux qui sont de chaque côté

Puis notre chemin est bordé de murs en pierres sèches

Alors que nous sortons du bois, nous voyons la carrière de Poussan

A nos pieds, nous remarquons des toutes petites fleurs, ce sont des becs de grues à feuille de mauve

De l'autre côté du chemin, nous voyons des massifs de genêt scorpion
Et de ciste rose

Au bout de 1 550 mètres, nous longeons l'aire de Poussan, l'autoroute se fait bien entendre

120 mètres plus loin, nous franchissons une barrière métallique

Puis nous continuons sur notre chemin toujours aussi agréable

260 mètres après la barrière, nous arrivons sur une petite route, nous la prenons par la gauche

Notre petite route est majoritairement bitumée et assez confortable, nous sommes en pleine forêt et nous avons retrouvé un environnement calme 

Après 380 mètres de marche, peu après être passé sous une ligne électrique, nous remarquons des grosses pierres sur notre droite

Nous prenons le petit chemin de terre qui se trouve après ces pierres

Notre petit chemin serpente dans la végétation et il est très confortable

Nous voyons plusieurs pistachiers lentisques

260 mètres après avoir passé les pierres, nous continuons tout droit et ignorons donc le petit chemin qui est à notre droite
Nous rencontrons un petit passage pierreux, heureusement que nous sommes bien chaussés
Au bout de 90 mètres, nous continuons tout droit et ignorons donc le petit chemin qui est à notre gauche
Nous passons sous un pylône supportant une ligne électrique
60 mètres plus loin, nous arrivons sur un autre chemin, nous le prenons par la droite
Notre chemin est confortable et serpente agréablement parmi la végétation

Au bout de 100 mètres, nous arrivons sur un autre chemin, nous le prenons par la gauche

Nous remarquons un balisage jaune, nous suivons notre chemin qui est un peu pierreux
Au bout de 50 mètres, la partie pierreuse est donc assez courte, nous arrivons sur une petite route, nous continuons tout droit

Notre petite route est bitumée, donc confortable, et bordée de petites fleurs blanches, des

Nous remarquons parmi elles une 

100 mètres plus loin, juste avant une allée de hauts cyprès, nous prenons le petit chemin qui est à notre gauche
Au bout de 100 mètres, nous arrivons vers un passage protégé par une barrière en bois
Nous la franchissons et montons le petit talus qui est sur notre gauche

Nous arrivons en vue du lac (voir explications en début de page)

30 mètres plus loin, en longeant le bord de la falaise par la gauche, nous arrivons à un observatoire

Son accès est interdit car la falaise est dangereuse à cet endroit-là

Le point de vue sur le lac est vraiment superbe, un beau mélange entre l'émeraude de l'eau et l'environnement rouge du minerai de bauxite

Après avoir encore admiré le lac, nous faisons demi-tour

Au bout de 130 mètres, nous retrouvons notre petite route, que nous prenons par la gauche

Nous la suivons très fidèlement en ignorant les chemins qui sont de chaque côté 
Notre petite route est bitumée, donc très confortable, elle est super calme et la végétation est bien présente autour de nous
Dans l'herbe du talus qui borde notre petite route, nous remarquons des dames de onze heures

Après 700 mètres de marche très confortable, et après avoir longé un long mur, nous prenons la petite route bitumée qui est à notre gauche

Là également, notre petite route est bitumée et notre cheminement est donc très confortable
Elle est bordée d'euphorbes dentés, au vert très agréable à regarder
Notre petite route longe le lac, que nous voyons donc sous un autre angle

Au bout de 320 mètres, un chemin sur la gauche donne la possibilité d'aller voir le lac de plus près, nous l'ignorons

480 mètres plus loin, nous ignorons le balisage nous invitant à prendre à droite

Nous continuons tout droit sur notre petite route malgré la croix sur le poteau
Au bout de 340 mètres, nous prenons le chemin qui est à notre droite

Il est parfois un peu pierreux, d'où l'importance d'être bien chaussés

Nous sommes en plein bois, notre environnement est hyper calme et l'ombre bien appréciable
Après 180 mètres de marche, nous voyons un grand mur en pierres sèches sur notre droite

Les origines des murs en pierres sèches se situent dans les périodes les plus reculées de l’histoire, dès lors que les hommes ont commencé à aménager, domestiquer leur territoire en ramassant, extrayant et réemployant le matériau disponible le plus répandu : la pierre

La pierre sèche marque les paysages, elle correspond à des traditions de la société rurale qui se sont perpétuées pendant des siècles jusqu’aux années 1950

Société rurale qui vivait des ressources de la garrigue et, dans l’organisation de l’espace, la pierre sèche était très importante pour créer des enclos, faire des cabanes, etc…

La pierre est là sous les pieds, souvent en petit morceaux, il faut parfois la re-casser à coups de marteau pour en faire des murs et des enclos pour les bêtes, des terrasses pour cultiver en retenant des sols sur des surfaces planes, il faut choisir la bonne pièce qui va au bon endroit, s’assurer qu’il y a au moins trois points de contacts entre les différentes couches de pierres

On peut véritablement parler d’œuvre d’art parce qu’il n’y a pas de mortier, d’où le nom de “pierre sèche”...

Mur derrière lequel nous remarquons une capitelle

De tout temps, les hommes ont eu besoin de se ménager un abri contre les intempéries

La construction de cabanes en pierres sèches réalisée sans adjonction de mortier est une technique connue dès la préhistoire, et qui s'est perpétuée dans toutes les régions de collines et de plateaux au sol pauvre, où il suffisait à l'homme de se baisser pour ramasser des quantités considérables de pierres, ce qui est le cas dans nos régions arides

Ces cabanes ont eu, au fil des siècles, de multiples usages : abris pour les hommes ou les animaux, réserves permettant d'entreposer des outils agricoles ou des provisions, mais aussi postes de guet, puits ou citernes

Quant au nom "capitelle", il vient du latin capitellum, qui signifie "petite tête"

Un terme également utilisé en botanique, la capitule désigne une inflorescence en forme de tête globulaire ou ovoïde, mais aussi en anatomie, le capitellum désignant l'éminence arrondie située à l'extrémité inférieure de l'humérus

Au 12ème siècle, le terme capitellum a de nouveau été emprunté au latin pour désigner un chapiteau, une forme arrondie du haut, du toit

Au 20ème siècle, le terme "capitelle" a eu un grand succès dans tout le Languedoc Roussillon et a remplacé tous les mots locaux qui désignaient des constructions en pierre sèche...

100 mètres plus loin, nous apercevons sur notre gauche une ancienne bergerie, malheureusement en ruines et envahie par la végétation

A nouveau 100 mètres plus loin, nous remarquons une jolie petite mare sur notre gauche

Nous remarquons une toute petite fleur que nous ne connaissions pas encore, il s'agit d'une sauge à feuilles de verveine
Nous remarquons aussi ces tiges jaunes, ce sont des mercuriales vivaces

Après 150 mètres de marche, nous commençons à avoir entre les arbres de très belles vues l'étang de Thau et ses parcs à huîtres

Sans oublier, bien sûr, l'île singulière, Sète, surnommée ainsi par Paul Valéry, écrivain, poète et philosophe qui y est né le 30 octobre 1871, cinquante ans avant un certain Georges Brassens !

En arrière plan, se dessinent les monts d'Agde, le mont Saint-Loup, qui culmine à 113 mètres et qui est un ancien volcan dont l’éruption remonte à 750 000 ans
Au bout de 470 mètres, nous arrivons devant une maison et notre chemin devient bitumé

50 mètres plus loin, juste après le mur de clôture de la maison, nous continuons tout droit et ignorons donc la petite route qui est à notre droite

Nous sommes sur le chemin de la Clavade, plat, bitumé et donc très confortable

Après 340 mètres de marche, nous retrouvons le parking où est stationné notre véhicule

En conclusion

Une très agréable balade familiale variée d'environ 7.30 kilomètres très sympathique car très variée au niveau des paysages, nous passons en effet des bois de pinèdes aux jolies vues sur l'étang de Thau et son environnement et sans oublier, joli bonus, ce lac aux eaux émeraudes qui brillent parmi les terres rouges

N'oublions toutefois pas de bien se chausser, certains passages sont un peu pierreux

Attention : cette balade que nous vous proposons est le résultat de nos reconnaissances, elle n'est pas (ou partiellement) balisée...