L'oppidum de Murviel par le chemin du télégraphe

Street Art St Jean de Vedas

Le nom de Murviel vient de "vieux murs", les vestiges des enceintes ou du forum de la ville antique témoignent de l'importance de cette cité au début de la période romaine

Entourée de vignes et d'espaces naturels préservés, Murviel est aujourd'hui un lieu de promenade incontournable pour découvrir les origines gauloises et romaines de la Métropole de Montpellier

Notre balade nous conduit à la découverte de l'oppidum, une importante cité antique, en passant par la tour de l'ancien télégraphe de Chappe...

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Le départ se fait du (grand et gratuit) parking de l'esplanade qui est presque en sortie de village (direction Saint-Georges-d'Orques/Saint-Paul-et-Valmalle) sur la droite de la D27, la rue qui traverse Murviel et qui prend à un moment le nom de rue des Platanes

Nous sortons du parking, nous traversons la D27 à hauteur du monument aux morts et prenons en face la rue Lucie et Raymond Aubrac

Nous passons devant l'école primaire 

180 mètres après avoir quitté notre véhicule, nous arrivons à un carrefour, nous prenons à droite la rue de l'Ancien Four, que nous suivons fidèlement

300 mètres plus loin, nous prenons à gauche la rue Lapérouse

240 mètres plus loin, nous arrivons sur un rond-point, nous le traversons pour prendre la rue juste en face (qui monte), c'est la rue Louis-Antoine de Bougainville

Au bout de 100 mètres, nous sortons de Murviel, et perdons le bénéfice du bitume
400 mètres plus loin, nous arrivons sur la route qui relie le village à Cournonterral, nous la traversons pour prendre le petit chemin juste en face et nous obliquons sur celui qui part à droite

Au bout de 180 mètres, notre sentier s'arrête au bord de la route, nous la traversons pour prendre juste en face la piste DFCI (défense incendie) qui démarre

Nous suivons fidèlement cette piste (qui passe sous une ligne électrique à haute tension) en ignorant les sentiers de part et d'autre

Puis nous cheminons dans une forêt de pins et de sapins

Au bout de 880 mètres, alors que notre piste amorce un virage "en S" droite puis gauche, nous ne prenons pas le sentier (montée très pierreuse) qui démarre sur notre gauche et que nous retrouverons 200 mètres plus loin


Nous voyons une jolie lavogne, ce sont des petites cuvettes aménagées par l’homme pour retenir l’eau de pluie et servir d’abreuvoir aux animaux. Étanchées par un tapis argileux ou pavées de pierres calcaires ou cimentées, elles agissent comme un parapluie renversé qui récolterait l'eau de pluie 

Nous sommes mi-avril, une jolie végétation de printemps nous accompagne dans notre balade :
Astéroïde épineux
Salsifis blanc
Pastel des teinturiers

Au bout de 560 mètres, nous arrivons en haut de notre piste (juste sous la ligne électrique à haute tension)

Nous sommes au Pioch Rouquier, qui est le point culminant de Murviel à 236 mètres, la vue est magnifique : le massif de la Séranne (le Mont St Baudille, sa pointe sud), "notre" Pic-Saint-Loup et l'Hortus, Montpellier (quartier Mosson) et le village de Murviel

Nous remarquons également les vestiges du télégraphe de Chappe, une tour construite en 1834 pour servir de relais au premier réseau national de télécommunication, ancêtre du téléphone et d’internet

Le premier télégraphe a été mis au point entre Paris et Lille en 1794 par Claude Chappe et ses frères, puis développé par l’Etat pour relier Paris aux principales villes et frontières

Les signaux étaient transmis entre des stations distantes d’une dizaine de kilomètres, des tours surmontées de deux bras articulés qui pouvaient réaliser 92 signes différents, chaque jour deux "stationnaires" montaient pour observer les autres postes à la lunette et manœuvrer les bras

A son apogée en 1844, 534 tours fonctionnaient en France, mais en 1845 le premier télégraphe électrique a été expérimenté entre Paris et Rouen, puis déployé sur tout le territoire, la ligne qui passait par Murviel a été abandonnée en 1853 et aujourd’hui il ne subsiste que la base de la tour, qui mériterait d’être restaurée comme cela a été fait pour d'autres...
Nous prenons ensuite la première piste sur notre gauche (à titre de repère, nous passons devant une maison qui est habitée) et nous la suivons fidèlement en ignorant les petits sentiers de part et d'autre

Au bout de 700 mètres, nous croisons une autre piste, nous la prenons par la droite et nous la suivons fidèlement

Nous repérons sur notre droite un panneau de signalisation "valcroze / la garrigue"

460 mètres plus loin, nous arrivons sur une route, nous ne la traversons pas et prenons le tout petit sentier qui est sur notre droite

Il serpente très agréablement sous un joli sous-bois tout en longeant la route

Au bout de 100 mètres, nous arrivons devant une maison (dite "la bergerie de Jean"), nous prenons à gauche pour traverser la route et prendre le chemin juste en face

Attention : elle est très passagère et la visibilité est réduite pour cause de virages

80 mètres plus loin, nous continuons notre chemin et ne prenons pas celui qui démarre à notre gauche

Attention : notre chemin est (désagréablement) caillouteux

Au bout de 340 mètres, nous arrivons à une croisée de petites routes bitumées, nous prenons celle de gauche

A la croisée juste après, nous prenons le petit sentier juste en face de nous

Nous cheminons dans un très agréable sous-bois

Au bout de 500 mètres, nous ignorons le chemin qui démarre à notre droite et continuons sur le nôtre 

230 mètres plus loin, nous voyons une propriété privée sur notre gauche, nous continuons donc tout droit, nous sommes désormais sur une très agréable petite route bitumée

Au bout de 500 mètres, nous voyons sur notre droite un chemin bordé d'un mur, nous l'ignorons et restons sur notre petite route

Par contre nous prenons celui qui démarre à notre droite 50 mètres plus loin

C'est un très joli petit chemin très bucolique, mais parfois un peu pierreux

350 mètres plus loin, nous arrivons sur une petite route bitumée, nous la prenons par la droite

100 mètres plus loin, nous voyons apparaître sur notre droite le site des fouilles de l'oppidum : il y avait là une importante agglomération antique, de la fin de l’âge du fer jusqu’au IIe siècle après J.-C., composée d’une ville haute et d’une ville basse, entourées par près de 2 kilomètres d’enceintes monumentales encore visibles dans la partie nord

Les fouilles successives ont mis au jour l’enceinte, la place monumentale, des zones d’habitat ou d’artisanat

Sur place un panneau explicatif est très clair et l'entrée est libre... attention toutefois à bien respecter les cheminements prévus !

Nous prenons ensuite le petit chemin qui démarre juste en face de l'oppidum

40 mètres plus loin, à la fourche, nous ne prenons pas le sentier qui démarre à notre droite mais restons tout droit 

En plus d'être particulièrement agréable, il nous offre des très jolies vues sur le village

Par contre, il est en pente descendante et assez caillouteux

Au bout de 220 mètres, nous arrivons sur une route bitumée (la rue Suzanne Ivanez-Chupin), nous la prenons par la droite

60 mètres plus loin, nous prenons à notre gauche la rue des Oliviers

Au bout de 50 mètres, nous prenons le petit chemin bitumé à notre gauche et nous continuons vers les jeux pour enfants que nous voyons devant nous

100 mètres plus loin, arrivés à l'espace jeux, nous prenons à droite l'Esplanade des Droits de l'Homme, nous apercevons le parking

Notre véhicule nous attend sagement à 150 mètres de là

En conclusion

Une très agréable balade familiale de 7.20 kilomètres (incluant un tour sur le site de l'oppidum), très calme et très variée puisque nous passons des hauteurs du Pioch Rouquier aux profondeurs des fouilles de l'oppidum, de la végétation sèche de la garrigue rocailleuse aux très verdoyants sous-bois 

Attention : le cheminement comporte parfois des passages pierreux qui nécessitent d'avoir des bonnes chaussures de marche aux pieds

D'autre part, cette balade que nous vous proposons est le résultat de nos reconnaissances, elle n'est pas balisée...